Cécile et Jesmina de Saint-Sau Boulangerie Café
Quand on a poussé la porte de Saint-Sau, sur la rue Saint-Joseph Ouest, ça sentait le paradis. Derrière le comptoir, deux amies, Cécile et Jesmina, qui ont repris la boulangerie au printemps 2026 et qui font leurs croissants elles-mêmes.
Saint-Sau Boulangerie Café · 92, rue Saint-Joseph Ouest, Québec (Saint-Sauveur)

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Dès qu’on entre chez Saint-Sau, c’est chaleureux : beaucoup de lumière, et cette odeur de viennoiseries qui donne envie de rester. Derrière le comptoir, Cécile et Jesmina, deux amies passionnées par ce qu’elles font, et ça se sent.
Elles se sont connues en restauration. Lancer un café, elles en avaient toujours eu envie. Passionnées de voyage, elles ont beaucoup voyagé ensemble, et c’est en route qu’elles se sont dit que si elles se lançaient, ce serait ensemble.
L’occasion est venue de l’intérieur. Jesmina travaillait depuis trois ans et demi à la boulangerie Louis Marchand quand le propriétaire a annoncé sa retraite. Les deux amies ont repris le fonds de commerce au printemps 2026 et l’ont rebaptisé Saint-Sau. La boulangerie avait déjà sa clientèle, et ça a beaucoup aidé au démarrage. Partir de zéro, elles l’admettent, c’est très difficile. Pour se lancer, elles ont aussi mené une campagne de financement avec La Ruche.
Ni l’une ni l’autre n’avait de formation en boulangerie, et elles ont beaucoup appris sur le métier depuis. Le pain, c’est le boulanger. Les viennoiseries, croissants et chocolatines, ce sont elles. Le travail commence vers 1 h du matin, et tout est fait sur place, chaque matin, sept jours sur sept. La fin de semaine, c’est là que ça se bouscule le plus au comptoir.
Cécile l’assume : tout étant fait à la main, le croissant est parfois un peu moins beau que celui d’une grosse boulangerie industrielle. Mais il est fait avec autant d’amour, et il est aussi bon, sinon meilleur.
Leur plus gros défi, c’est la main-d’œuvre. La boulangerie est un métier exigeant, avec ses horaires de nuit. L’équipe compte aujourd’hui douze personnes, et la proximité de l’école hôtelière est bien pratique. Parce qu’elles savent ce que voyager veut dire, Cécile et Jesmina tiennent à offrir à leurs employés la même flexibilité pour partir qu’elles se donnent à elles-mêmes.
Côté café, elles travaillent avec le torréfacteur Bivouac, et les sirops sont faits maison. Celui à la banane caramélisée goûte le pain aux bananes. Pour l’automne, le traditionnel pumpkin spice est de retour.
Et le quartier leur rend bien. Saint-Sauveur accueille beaucoup de nouvelles familles, et il y règne une belle effervescence. Saint-Sau en fait déjà partie.

Théophile Nzungize
Co-fondateur, éditeur

Sabrina Raquer
Co-fondatrice, création
